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Compte rendu  du séjour  de Bruno au Burkina Faso du 01 au 12  nov. 2008.

 

 

L’école Song Taaba

Notre  nouvelle école est ouverte sur la commune de Boussé !

 

Les bâtiments de l’école

 Rita m’informe sur  le constat déplorable des conditions de scolarisation des enfants « nécessiteux ». Malheureusement les parents pauvres ne peuvent pas scolariser leurs enfants. La section  SAS de Picardie prend en charge la logistique et l’organisation des parrainages. Aujourd’hui nous comptons une vingtaine de parrains. Rita gère actuellement cette petite structure,

 

Le CP Le personnel enseignant et Rita

la composition est la suivante, un directeur Mr Ibrahim 55 ans,  un instituteur Mr François 25 ans et une institutrice Mlle Agnès  26 ans, il faut aussi indiquer  que Rita   pour son recrutement  à lancé sur la radio nationale un communiqué de presse. Le résultat d’aujourd’hui est qu’Agnès originaire d’Ouaga a choisi de venir enseigner à Boussé en faisant venir avec elle ses deux petites sœurs, l’une scolarisée au collège et l’autre en CM2 de Song Taaba. Devant l’effort de cette jeune femme, Rita  sur ses fonds personnels lui à meublé une petite maison et lui paye son loyer mensuel de 5000 FCFA. Rita se pose encore la question de lui faire payer ou non les frais de scolarité de sa petite sœur en CM2. L’effectif total  à l’ouverture de l’école était de 20 élèves 15 en CP et 5 en CM2. Aujourd’hui nous sommes à 12 en CP et 3 en CM2 dont l’un des fils d’Antoine notre ancien président SAS section  locale. Le bâtiment est bien construit, 3 salles donnant sur une terrasse et un terrain actuel de 500 m2, avec des possibilités d’agrandissement, des travaux de mise en conformité ont été réalisés sur la demande de Rita, les prochains travaux seront la mise en peinture des locaux. L’école se situe sur le coté gauche de la bruyante route et loin  des camions sauvages.

  

Le CM2

La fluctuation des élèves dans les écoles est simple, elle répond à une pression locale et à une concurrence entre les établissements scolaires qui font la chasse aux subventions des diverses ONG et bailleurs de fonds. Je pense sincèrement qu’il faut dénoncer cela. Certains « orphelins du sida » sont parrainés 3 fois sur Boussé sans aucune amélioration de leurs conditions de vie et sans scolarisation. Les associations locales se comportent en simples rabatteurs et pompeurs de subventions, collaborant entre elles, en photocopiant les fiches individuelles et les listings des enfants rentrants dans les critères de parrainages et de divers financements, une honte !  On prépare déjà en l’absence des enfants de Boussé des cartes de bonne année 2009, on triche avec de fausses correspondances entre des  gamins de Boussé et les gentils « Nassaras » qui règlent régulièrement les factures locales.

 Le constat est malheureusement celui-ci  et je suis fier de voir que SAS ne travaille pas comme eux ! Nous n’avons pas 300 enfants parrainés ! Mais simplement une vingtaine d’enfants scolarisés dans de bonnes conditions avec un enseignement de qualité, dans un rapport honnête entre l’équipe pédagogique et nous ici avec nos parrains.

 

Rencontre avec une jeune élève

Un instituteur de l’enseignement public a mis la pression sur sa propre famille pour faire retirer deux enfants de notre école, maintenant les parents souhaitent remettre les enfants à nouveau à l’école, vue que l’enseignement public n’a pas encore commencé, Rita reste ferme sur le règlement intérieur  le but est un enseignement de qualité et non une course aux effectifs.

 

 

 

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