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Compte rendu du séjour de Bruno au Burkina Faso du 01 au 12 nov. 2008.
Situation du Tracteur :
Actuellement le tracteur ne fonctionne plus depuis plusieurs mois ! De plus il est en panne dans un secteur hors de la région d’utilisation et d’exploitation. Aucun bilan sérieux n’a été fourni mais le groupement demande continuellement des fonds pour la réparation et la remise en route du tracteur en échange d’un éventuel bilan. Mécontentement général de la part du Maire, des membres du comité de gestion, et même du 6S dont, Alfred responsable régional du groupement 6S, Bouréma, ancien animateur 6S et éleveur de poulet sur Boussé devait fournir ce bilan sous la pression de son grand frère Issa.
Un compte bancaire parallèle aurait été ouvert pour maintenir le fonctionnement du tracteur et pouvoir effectuer les travaux nécessaires suite au refus de Rita d’ouvrir le carnet de chèques en l’absence de pièces comptables et de bilans sérieux de ces trois dernières années.
Lors de mes deux jours sur Boussé, j’ai rencontré beaucoup de difficultés pour rencontrer le président du comité de gestion à savoir Issa. Ma rencontre avec lui c’est passée en présence de son petit frère Alain Sawadogo dans une bonne ambiance ou il n’était pas question pour moi de faire le procès du 6S de Boussé ou d’Issa, ou de donner des leçons sur le fonctionnement du comité de gestion, mais de trouver une piste de sortie convenable pour tous en cette période de crise, une fois de plus j’ai insisté sur le manque de transparence dans cette gestion catastrophique, la situation actuelle pénalise surtout les maraîchers de Boussé en sachant que cette année les conditions ont été exceptionnelles, une belle pluviométrie et aujourd’hui un climat qui permet de débuter rapidement les labours et les travaux de maraîchages, une réelle perte sèche et un réel manque à gagner, j’ai aussi montré que même loin de Boussé nous étions au courant des mécontentements locaux, Le plus incroyable est que cette panne se limite à un pneu arrière déchiré, effectivement le coût d’un pneu au Burkina est trois fois supérieur au coût d’achat d’un pneu ici en France, un million de FCFA (1500 euros), je lui explique une fois de plus que si nous avions eu l’information à temps il aurait toujours été possible pour nous de lui faire parvenir ce pneu avec la dizaine d’expéditions de colis vers Boussé sur ces derniers mois, pendant toute la discussion, Alain n’a pas prit la parole, il ne prenait pas non plus parti pour l’un ou l’autre au contraire il restait à l’écoute en hochant régulièrement la tête. Nous nous sommes quitté après deux heures de conversation sur ce constat et j’indique une fois de plus à Issa qu’il faut sortir de cette situation sans créer de conflits entre le 6S et la section locale de SAS Boussé, je lui explique aussi que la création de la section locale de SAS est due à notre reconnaissance comme ONG et non à une course à la concurrence associative locale . Alain m’indique le lendemain que je ne repartirais pas de Boussé sans ce fameux bilan. De retour à Ouaga toujours sans bilan, je reçois un coup de téléphone d’Alain Sawadogo il m’indique qu’il rencontre une difficulté informatique pour me transférer ce bilan. A l’heure actuelle nous sommes toujours sans bilan.